Projet Migration en Afrique : Les syndicats renforcent leur mobilisation pour les droits des migrants

Le projet « Migration » soutenu par la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) poursuit sa dynamique de renforcement de l’accompagnement des migrants en Afrique. À Cotonou, mercredi 5 août 2026, les points focaux de dix pays africains francophones ont présenté leurs actions, leurs acquis et leurs perspectives lors d’une rencontre organisée à la Bourse du Travail du Bénin.

 

 

 

Porté par la Confédération syndicale

internationale (CSI) Afrique avec l’appui de la FGTB, le projet « Migration » vise à renforcer les mécanismes d’information, d’assistance et de conseil au profit des migrants, notamment des travailleurs migrants. À travers ce cadre d’échanges, les représentants des pays bénéficiaires ont présenté leurs réalisations, les difficultés rencontrées ainsi que les approches développées pour répondre aux besoins des populations migrantes. Les travaux ont réuni les points focaux issus du Bénin, du Burkina Faso, du Togo, du Niger, de la Mauritanie, du Maroc, du Mali, de la Guinée, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Ces acteurs constituent les relais nationaux chargés du suivi de la mise en œuvre des activités du projet et de la coordination avec les organisations syndicales dans leurs pays. Abdoul Karim Ouédraogo, coordonnateur francophone du réseau migration de la CSI Afrique, a rappelé que ce dispositif est structuré en deux sections, francophone et anglophone, afin de mieux répondre aux réalités des différentes régions du continent. Selon lui, la rencontre de Cotonou offre aux dix pays francophones bénéficiaires l’occasion de présenter les résultats obtenus sur le terrain, d’évaluer les actions entreprises et de définir les priorités pour les prochaines années.

Mutualiser les expériences pour mieux protéger les migrants

Pour Stefan De Groote, gestionnaire de projets à l’Institut de formation syndicale internationale (IFSI-ISVI), organe de coopération au développement de la FGTB, la migration en Afrique doit être abordée à partir des réalités du continent. Il a souligné que la majorité des mouvements migratoires s’effectuent entre pays africains et non vers l’Europe, plaidant ainsi pour une gestion fondée sur la protection des droits des migrants. Illustrant ses propos par l’exemple de la Côte d’Ivoire, qui accueille une importante communauté malienne estimée à environ deux millions de personnes, il a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’accompagnement des travailleurs migrants. Il a également salué la mise en place des plateformes nationales de migration, qu’il considère comme un exemple concret d’unité d’action des organisations syndicales. De son côté, Tano Honorat, point focal Atum Net Côte d’Ivoire et coordonnateur francophone du réseau migration de la CSI Afrique, a expliqué que chacun des dix pays bénéficiaires dispose d’un point focal chargé d’assurer la mise en œuvre des activités du projet. Il a souligné que la rencontre de Cotonou favorise le partage des bonnes pratiques, la valorisation des expériences nationales et le renforcement de la coopération entre les organisations syndicales engagées dans la défense des droits des migrants. Au terme des travaux, les participants ont réaffirmé leur engagement à poursuivre cette dynamique de coopération afin d’améliorer l’information, l’assistance et le conseil apportés aux migrants. À travers le projet « Migration », la CSI Afrique et la FGTB entendent consolider un réseau syndical capable de promouvoir une migration mieux gouvernée et respectueuse des droits humains.
VIctorin Fassinou

 

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