La deuxième édition du Forum International sur la Protection des Données à Caractère Personnel (FIPDCP) s’est déroulée les 28 et 29 juillet 2026 à l’Hôtel Sarakawa de Lomé. À ce rendez-vous continental consacré à la gouvernance des données, le Bénin était représenté par le président de l’Autorité de Protection des Données Personnelles (APDP), Dr Luciano Hounkponou, dont la participation témoigne de l’engagement du pays en faveur d’une régulation numérique responsable et d’une coopération africaine renforcée.
Placée sous le thème « Protection des données personnelles : sécuriser le capital confiance, maîtriser les risques », cette deuxième édition du Forum International sur la Protection des Données à Caractère Personnel a réuni, à l’Hôtel Sarakawa de Lomé, des autorités de régulation, des experts, des décideurs publics, des entreprises et des institutions venus de plusieurs pays africains. Pendant deux jours, les échanges ont porté sur les enjeux de la protection des données personnelles, de la cybersécurité, de la confiance numérique et de la souveraineté numérique du continent. Parmi les intervenants de marque figurait le président de l’Autorité de Protection des Données Personnelles (APDP) du Bénin, Dr Luciano Hounkponou, qui a pris part aux différents travaux du forum en qualité de représentant de l’institution béninoise. Sa présence traduit la volonté du Bénin de contribuer activement à la réflexion africaine sur la gouvernance des données à caractère personnel et au renforcement des cadres de régulation. La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs interventions soulignant le caractère stratégique de la protection des données personnelles. Le commissaire général du Forum, Gaël D’Almeida, a rappelé que cette problématique est devenue une question de société qui interpelle aussi bien les États que les entreprises et les citoyens.Le président de l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) du Togo, le Colonel Bediani Belei, a, quant à lui, insisté sur le fait que protéger les données personnelles revient à investir dans la confiance, un levier essentiel pour bâtir un environnement numérique sécurisé et propice au développement économique.Invité d’honneur de cette édition, le directeur des Affaires juridiques, de la Conformité et du Contentieux de l’Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel du Mali, Dr Mahamadou Aly Haidara, a plaidé pour un renforcement de la coopération entre les autorités africaines afin d’harmoniser les cadres juridiques et de relever efficacement les défis liés à la transformation numérique.
Le Bénin partage son expérience
Au cours du forum, Dr Luciano Hounkponou est intervenu dans un panel consacré au rôle des autorités de protection des données dans la régulation numérique. Son intervention, intitulée « Les autorités de protection des données : acteurs clés de la régulation numérique, partenaires stratégiques des responsables de traitement », a permis de mettre en lumière les avancées enregistrées par le Bénin dans ce domaine. Le président de l’APDP a présenté les actions entreprises pour renforcer la gouvernance des données personnelles, promouvoir la conformité des organismes publics et privés et consolider une culture de la protection des données au sein des institutions béninoises. Il a également réaffirmé l’engagement du Bénin en faveur d’une régulation rigoureuse, respectueuse des droits des citoyens et adaptée aux exigences de la transformation numérique.Au-delà du partage d’expérience, il a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération entre les autorités africaines afin de construire un espace numérique plus sûr, plus résilient et fondé sur la confiance.À travers cette deuxième édition, le FIPDCP ambitionne de faire émerger des solutions concrètes pour accompagner les organisations face aux nouveaux défis du numérique. Les travaux permettront notamment de partager les bonnes pratiques, de favoriser les synergies entre les régulateurs et de promouvoir une gouvernance des données fondée sur la responsabilité, la confiance et la souveraineté numérique, des valeurs désormais essentielles au développement de l’Afrique numérique.
Osias Satingo

