Opérationnalisation des six pôles de développement : Wilfried Léandre Houngbédji apporte des précisions

La mise en place des six pôles de développement territorial suscite des interrogations sur leur rôle et leur articulation avec les structures administratives existantes. Invité de l’émission « Face à l’actualité », ce dimanche 18 octobre 2026, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté des précisions sur les objectifs de cette initiative, sa portée économique et les responsabilités des futurs délégués généraux.

Le gouvernement entend rendre les six pôles de développement territorial pleinement opérationnels dans un délai d’un an. Les dispositions nécessaires sont en cours de mise en place pour concrétiser cette ambition. Face aux préoccupations exprimées dans l’opinion publique, Wilfried Léandre Houngbédji a tenu à préciser que cette initiative ne constitue ni une réorganisation administrative ni un nouvel échelon de décentralisation. « Il ne s’agit ni d’une réforme politique ni d’une réforme administrative. Ce n’est donc pas un niveau supplémentaire de décentralisation », a-t-il expliqué au cours de l’émission.

Pour le porte-parole du gouvernement, la réforme relève avant tout d’une démarche économique. Elle vise à rapprocher davantage les retombées du développement national des populations, afin que les progrès enregistrés se traduisent plus concrètement dans leurs conditions de vie. L’opérationnalisation des six pôles s’inscrit dans la volonté affichée par le président de la République, Romuald Wadagni, d’amplifier les acquis en matière de développement au cours de son septennat. L’enjeu est de faire en sorte que les efforts engagés produisent des effets plus perceptibles dans le quotidien des citoyens.

« L’amplifier pour que les impacts aussi sur le bien-être individuel et collectif soient plus remarquables, soient plus évidents dans les poches et dans les assiettes des populations », a affirmé Wilfried Léandre Houngbédji. À travers cette orientation, les pôles sont présentés comme un instrument destiné à renforcer les retombées économiques du développement territorial. L’ambition est de favoriser une meilleure traduction des investissements et des politiques de développement en bénéfices concrets pour les populations.

Des prérogatives distinctes

L’organisation des futurs pôles soulève également la question des rapports entre les délégués généraux, les préfets et les maires. Sur ce point, Wilfried Léandre Houngbédji a précisé que les futurs responsables des pôles ne seront pas placés sous l’autorité hiérarchique des représentants de l’administration territoriale ou des collectivités locales.

« Les délégués généraux que nous aurons à la tête des pôles n’auront pas de lien hiérarchique avec les préfets ou avec les maires. Les préfets conservent leurs prérogatives, tout comme les maires », a-t-il déclaré.

Le ministre a également invité l’opinion publique à éviter les comparaisons entre les missions des futurs délégués généraux et celles des secrétaires exécutifs des mairies. Selon ses explications, les différents responsables auront des prérogatives distinctes et devront travailler dans une logique de complémentarité. La création des pôles ne devrait donc pas être une source de difficultés dans leurs relations professionnelles, mais plutôt favoriser la collaboration au service du développement territorial.

Les délégués généraux relèveront directement du président de la République, Romuald Wadagni. Le gouvernement ambitionne par ailleurs de favoriser, dans chaque pôle, l’émergence d’un village ou d’une commune de splendeur.

L’opérationnalisation des six pôles constitue ainsi une nouvelle étape dans la stratégie gouvernementale visant à renforcer les retombées du développement sur les conditions de vie des Béninois.

Victorin Fassinou

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