Démarré le mercredi 8 juillet 2026 au Palais des Congrès de Cotonou, le premier Congrès International sur la Santé des Femmes Africaines (CISFA) a pris fin le vendredi 10 juillet 2026 dans une ambiance de satisfaction générale. Co-organisée par l’Institut National de la Femme (INF), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et d’autres institutions partenaires, cette rencontre scientifique a réuni des chercheurs, professionnels de santé, universitaires et acteurs du développement venus de 17 pays. En marge de la cérémonie de clôture, les organisateurs ont distingué les meilleures communications scientifiques et le meilleur poster, récompensant ainsi la qualité des recherches présentées durant les trois jours de travaux.
Le rideau est tombé sur la première édition du Congrès International sur la Santé des Femmes Africaines (CISFA), après trois jours d’intenses échanges scientifiques ayant permis aux participants d’aborder les principaux défis liés à la santé féminine sur le continent. Chercheurs, professionnels de santé, universitaires, étudiants, partenaires techniques et financiers ainsi que décideurs publics ont partagé leurs expériences et présenté des résultats de recherche autour des enjeux d’équité dans la recherche sur la santé des femmes. Placée sous le thème « Les enjeux d’équité dans la recherche sur la santé des femmes », cette première édition a constitué un cadre de réflexion sur plusieurs problématiques majeures, notamment la santé sexuelle et reproductive, les cancers féminins, les maladies non transmissibles, la santé mentale, les violences basées sur le genre, la maternité, la santé des adolescentes et les effets du changement climatique sur la santé des femmes. Au total, 289 participants venus de 17 pays ont pris part à ce rendez-vous scientifique marqué par 22 sessions scientifiques, 14 conférences plénières, 6 ateliers pré-congrès, 108 communications orales et 26 posters scientifiques. Les travaux ont permis de mettre en évidence la nécessité de renforcer la production de données scientifiques sur la santé des femmes africaines et de développer des recherches mieux adaptées aux réalités du continent.
Des connaissances à transformer en actions
À la cérémonie de clôture, la présidente de l’Institut National de la Femme (INF), Huguette Bokpè Gnacadja, a dressé un bilan positif des travaux. Elle a salué la mobilisation des participants et l’esprit de communion qui a marqué cette première édition, notamment l’adhésion des délégations étrangères à l’identité culturelle béninoise à travers le port des tenues traditionnelles africaines. Elle a rappelé que le CISFA avait permis de créer un espace de dialogue, de réflexion et de production de connaissances autour des défis qui façonnent aujourd’hui la santé des femmes africaines. Selon elle, les échanges ont confirmé que cette question nécessite une approche globale, multidisciplinaire et profondément humaine. La présidente de l’INF a invité les participants à considérer la fin du congrès comme le début d’une responsabilité collective. Elle a appelé à transformer les connaissances acquises en actions concrètes afin de garantir à chaque femme africaine son droit à la santé dans la dignité, l’égalité et la sécurité. Elle a également proposé la mise en place d’un groupe de travail pluridisciplinaire réunissant chercheurs, professionnels de santé, juristes, universitaires, représentants des institutions publiques et partenaires techniques, afin de poursuivre les réflexions engagées et de formuler des recommandations opérationnelles en faveur des politiques publiques de santé.
Des distinctions pour valoriser l’excellence scientifique
Au terme des travaux, trois communications scientifiques ont été récompensées pour leur qualité, leur originalité et leur contribution à l’amélioration des connaissances sur la santé des femmes en Afrique. Le premier prix a été décerné à Emmanuella Maria Goretti LEGONOU pour sa communication intitulée « Être femme et consommatrice de drogues au Bénin : parcours de vie, vulnérabilités cumulées et santé ». Son étude met en lumière les réalités vécues par les femmes consommatrices de drogues ainsi que les facteurs de vulnérabilité qui influencent leur santé. Le deuxième prix est revenu à SOW Fatimata pour ses travaux sur le thème « Vagues de chaleur et allaitement maternel exclusif à Matam (Sénégal) : déterminants psychosociaux en contexte sahélien ». Cette recherche analyse l’impact des fortes chaleurs sur les pratiques d’allaitement maternel exclusif dans un contexte marqué par les changements climatiques. Le troisième prix a été attribué à Jérémie HIEN pour sa communication intitulée « Intégration des accoucheuses traditionnelles équipées d’une application numérique : effets sur l’utilisation des services de santé maternelle en République centrafricaine ». Cette étude met en évidence l’apport des outils numériques dans l’amélioration de l’accès aux services de santé maternelle. Le comité scientifique a également distingué le meilleur poster scientifique. Cette récompense a été attribuée à Constantine Worou, pour la qualité de son travail présenté au cours du congrès. À travers ces distinctions, les organisateurs ont voulu encourager l’excellence scientifique, promouvoir l’innovation dans la recherche et valoriser les initiatives capables d’apporter des réponses concrètes aux défis liés à la santé des femmes africaines. Après trois jours de travaux, la première édition du Congrès International sur la Santé des Femmes Africaines (CISFA 2026) s’est achevée dans une ambiance de satisfaction générale. Co-organisée par l’Institut National de la Femme (INF), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et d’autres structures partenaires, cette rencontre a renforcé les collaborations entre chercheurs, professionnels de santé et décideurs. Les participants ont salué la qualité de l’organisation, la richesse des échanges et la pertinence des recommandations formulées, avec l’espoir que les résultats issus de ces travaux contribuent à améliorer durablement la santé des femmes africaines.
Victorin FASSINOU

