Bonne nouvelle pour les commerçants installés dans les marchés modernes du Bénin. Le gouvernement a décidé de revoir à la baisse les redevances mensuelles dans plusieurs infrastructures marchandes du pays. Cette réforme, approuvée en Conseil des ministres le 1er juillet 2026, prendra effet à la fin de ce mois de juillet.
Le gouvernement béninois poursuit ses actions en faveur de l’amélioration du climat des affaires. En diminuant les redevances exigées dans les marchés modernes, il entend offrir un meilleur cadre d’exploitation aux commerçants tout en renforçant l’attractivité de ces infrastructures réalisées ces dernières années.
Les nouveaux tarifs concernent en premier lieu plusieurs marchés urbains. Les commerçants exerçant à Cadjèhoun, Aidjèdo, Ménontin, Wologuèdè, Gbégamey, Ganhi, Hlazounto, Tokplégbé et Midombo ne paieront plus que 12 000 FCFA par mois contre 18 000 FCFA jusque-là. Au marché de friperie de PK3, la redevance mensuelle est ramenée de 21 000 FCFA à 15 000 FCFA. Dans les marchés d’Ahouangbo, Guéma, Houndjro, Djougou, Cococodji et Ouando, elle passe désormais de 13 000 FCFA à 9 000 FCFA. Les marchés régionaux ne sont pas oubliés. À Pahou, Azovè, Houègbo, Glazoué et Natitingou, les occupants bénéficieront également d’un allègement, avec une redevance fixée à 5 000 FCFA au lieu de 7 500 FCFA.
Tokpa Yôyô et Tokpa Daho également concernés
La réforme s’étend aux deux grands pôles commerciaux modernes. À Tokpa Yôyô, les boutiques seront désormais facturées à 8 000 FCFA le mètre carré, contre 10 500 FCFA auparavant. Les restaurants passent de 9 500 FCFA à 7 000 FCFA le mètre carré, tandis que les stands voient leur redevance diminuer de 7 500 FCFA à 5 000 FCFA le mètre carré.
Au pôle agroalimentaire Tokpa Daho, les exploitants des entrepôts secs profiteront d’une baisse de 100 000 FCFA à 64 000 FCFA. Les entrepôts frigorifiques enregistrent la réduction la plus importante, avec une redevance désormais fixée à 1 500 000 FCFA, contre 2 125 000 FCFA précédemment.
Par cette mesure, l’Exécutif ambitionne de réduire les charges supportées par les commerçants, de favoriser une meilleure occupation des marchés modernes et de stimuler les activités économiques dans ces espaces commerciaux à travers le pays.
Victorin FASSINOU

