Non-respect du SMIG : Le Gouvernement appelle les salariés à saisir la CNSS Wilfried Léandre Houngbédji annonce une riposte et met en garde les employeurs hors la loi

Le Gouvernement béninois durcit le ton face au non-respect du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG). À travers son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji, il invite les salariés dont les employeurs ne respectent pas le salaire minimum légal à saisir la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Une démarche destinée à garantir l’application effective du SMIG fixé à 52 000 FCFA depuis le 1er janvier 2023.

Malgré la revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) à 52 000 FCFA, effective depuis le 1er janvier 2023, certaines entreprises continuent de rémunérer leurs employés en dessous du seuil légal. Une situation que le Gouvernement entend désormais combattre avec plus de fermeté.
Au cours d’une émission consacrée à l’actualité gouvernementale, le porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a exhorté les travailleurs concernés à dénoncer les employeurs qui ne respectent pas cette disposition. Selon lui, les salariés ne doivent plus hésiter à signaler ces pratiques auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Le porte-parole a indiqué que plusieurs employeurs continuent de verser des salaires de 40 000 FCFA, voire 30 000 FCFA, estimant que le nouveau SMIG dépasse leurs capacités financières. Une justification qui ne saurait toutefois les dispenser du respect de la réglementation en vigueur.

Une protection garantie aux travailleurs

Pour rassurer les salariés, Wilfried Léandre Houngbédji a affirmé que ceux qui dénoncent ces irrégularités n’ont pas à craindre d’éventuelles représailles. Il a comparé cette démarche au droit reconnu à tout citoyen d’exprimer librement son opinion sur l’action publique. Il a précisé que les entreprises mises en cause seront convoquées afin de s’expliquer sur leurs pratiques salariales. Si les différends ne trouvent pas de solution par la voie administrative, ils seront soumis aux juridictions compétentes pour être tranchés conformément à la loi. Le porte-parole du Gouvernement a également évoqué la possibilité d’une nouvelle revalorisation du SMIG. Sans annoncer de montant précis, il a indiqué qu’une augmentation pourrait intervenir dans un délai de trois à cinq ans. À cette échéance, a-t-il laissé entendre, le salaire minimum « ne sera peut-être plus de 52 000 FCFA ». Toutefois, il a insisté sur le fait que toute révision du SMIG devra tenir compte des réalités économiques, notamment de l’évolution du marché du travail et de la capacité des entreprises à supporter cette charge supplémentaire. L’objectif, selon lui, est de concilier l’amélioration des conditions de vie des travailleurs avec la préservation des emplois.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *