Prévention de l’extrémisme violent : Le PNUD et la Norvège installent des mécanismes d’alerte précoce à Gogounou et Pèrèrè

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), avec l’appui financier de la Norvège à travers le « Projet régional de prévention et de réponse à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique », a mis en place, du 07 au 10 juillet 2026 dans les mairies de Gogounou et de Pèrèrè, deux mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide. Cette initiative vise à renforcer les capacités des acteurs locaux en matière de prévention et de gestion des conflits, tout en permettant une meilleure anticipation des risques liés aux tensions communautaires et à l’extrémisme violent dans les communes du Nord-Bénin.

 

PROPOS DE QUELQUES PARTICIPANTS

 

BAGRI N’GOYE DABA MORA Gniré, Représentante des femmes de l’arrondissement de Gounarou, commune de Gogounou

« Je suis très contente de la formation que nous avons suivie. Le PNUD nous appris beaucoup de choses. Nous même arrivé dans la communauté, nous allons faire la sensibilisation pour que les gens comprennent qu’il faut qu’on gère autrement les conflits dans notre arrondissement pour pouvoir éviter d’autres problèmes. Ainsi on va aider à diminuer les problèmes. Et c’est bien qu’on nous ait invité nous les femmes car on a un rôle important à jouer. C’est souvent nous les femmes qui restons à la maison, c’est nous qui sommes dans les marchés, on voit ce qui se passe dans la communauté. »

 

OROU YERIMA Sonsonna, Présidente de l’association des femmes de la commune de Gogounou

« En tant que femme leader de la commune de Gogounou, je suis très fier que le projet ai pensé à nous en nous offrant cette belle formation. Moi ce que je souhaiterai, c’est que nous les femmes, nous nous engagions à aider à prévenir et gérer les conflits. Mais avec la formation reçue moi je vais mobiliser mes collègues femmes et leur dire comment on peut faire ce travail pour davantage avoir la paix. Ce fut une formation intéressante, j’ai appris beaucoup par rapport au conflit entre éleveurs et agriculteurs, et il faut finir avec cela car c’est souvent ce conflit qui amène l’insécurité dans notre commune. »

 

 

OROU TORE ADAM Mouhamadou, membre de l’union communale des producteurs de Gogounou

« Pendant deux jours, ce que nous avons appris est très important pour nous les producteurs parce qu’avant les conflits qui existaient entre nous et les éleveurs. On n’avait pas la formation pour pouvoir mieux gérer ces conflits. Maintenant on est en train de nous former. Je suis en train d’apprendre beaucoup de choses. Et ce qu’on a appris nous aidera à éviter désormais de conflits entre nous les producteurs et les éleveurs. A notre niveau, nous prenons l’engagement de respecter ce que nous devons faire dans notre champ pour que les conflits entre nous et les éleveurs soient évités. Je remercie tous ceux qui ont permis que cette formation se tienne. Si ces formations venaient régulièrement, c’est sûr qu’on aurait évité un certain nombre de conflits. »

 

ABDOU SALIFOU Iliassou, chef d’arrondissement de Pané, commune de Gogounou

« Nous avons participé à une formation sur les alertes précoces. Une formation organisée par le PNUD. Grâce à cette formation, nous avons appris beaucoup de choses sur l’extrémisme violent. Les maux qui minent la paix, les maux qui minent la quiétude dans nos sociétés. Nous en avons appris assez. On a parlé du système de prévention. Des outils nous ont été donnés. Un accent particulier a été mis sur le système d’alerte précoce, qui est un maillon très important. Il y a tout un mécanisme impliquant les femmes, les jeunes, les leaders religieux… On a compris que tout le monde doit être impliqué pour qu’on arrive à éradiquer ces maux. C’est sûr cette formation va permettre de changer beaucoup de choses. Grâce à cela, nous pouvons avoir la paix, nous pouvons avoir la cohésion sociale, gage du développement. »

 

YAROU Berkégui, Présidente des groupements de femmes de Pèrèrè

« Je salue le projet qui est venu nous renforcer pour la paix. Ce qui m’enchante c’est que nous les femmes nous sommes prises en compte pour jouer des rôles. Il est dit que pour avoir la paix, il faut travailler avec tout le monde. Il ne faut pas encarter des gens parce qu’il serait de telle ou telle ethnie. La femme doit aussi jouer un grand rôle puisque c’est nous les femmes qui trouvons les décisions dans les situations de conflit et les femmes sont souvent au courant des choses dans le village. Même dans le ménage, c’est la femme. Ce qui m’a intéressé le plus c’est que les formateurs ont insisté sur le fait que c’est de la maison qu’il faut commencer le travail. Ce qu’on a appris, on va restituer cela pas seulement aux femmes, mais aussi aux hommes à tout le monde. »

Réalisé par Osias Satingo ( coll)

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