Privacy Symposium à Venise L’APDP positionne le Bénin parmi les références africaines Le Bénin promeut un cadre rigoureux de protection des données

Présent au Privacy Symposium 2026 en Italie, le Bénin, à travers l’Autorité de protection des données personnelles (APDP), a mis en avant son cadre juridique et sa vision d’une gouvernance numérique respectueuse des libertés. Une participation qui positionne davantage le pays dans les débats internationaux sur la souveraineté numérique.

Le Bénin s’invite au cœur des discussions mondiales sur la protection des données. À l’occasion du Privacy Symposium, qui se tient du 20 au 24 avril 2026 à Venise, l’Autorité de protection des données personnelles (APDP) a porté haut la voix du pays sur les enjeux liés à la régulation du numérique.
Invité d’honneur du panel consacré aux défis de la protection de la vie privée au-delà de l’Union européenne, le président de l’APDP, Luciano Hounkponou, a partagé l’expérience béninoise devant un parterre d’experts internationaux. Il a notamment insisté sur le paradoxe de notre époque : une connectivité accrue, amplifiée par l’essor de l’intelligence artificielle, mais qui exige en retour une vigilance renforcée dans la gestion des données personnelles. Au cœur de son intervention, le responsable béninois a mis en lumière le cadre juridique national, structuré autour du Code du numérique. Ce dispositif, notamment à travers son cinquième livre, encadre rigoureusement tout le cycle de vie des données, de leur collecte à leur traitement, en passant par leur stockage. Une architecture législative qui traduit la volonté du Bénin de garantir une transformation digitale respectueuse des droits fondamentaux.Au-delà du cadre normatif, la participation béninoise a également été l’occasion de réfléchir aux perspectives d’amélioration de la régulation. Luciano Hounkponou a ainsi plaidé pour des mécanismes plus agiles, capables de s’adapter au rythme effréné des innovations technologiques. Parmi les pistes évoquées figurent la simplification des procédures de sanction, le renforcement des capacités techniques et humaines de l’Autorité, ainsi que le développement de coopérations internationales et de partenariats public-privé.

Osias Satingo

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