En visite au Cameroun, le pape appelle à « briser les chaînes de la corruption » devant le président

En visite au Cameroun, le pape appelle à « briser les chaînes de la corruption » devant le président
Après une étape en Algérie, le pape Léon XIV poursuit mercredi sa tournée africaine au Cameroun, pays multiconfessionnel à majorité chrétienne, où il compte porter un message de paix aux régions anglophones déchirées par une guerre civile depuis près de dix ans. Il a exhorté les autorités camerounaises à « briser les chaînes de la corruption ».
Premier jour de sa visite au Cameroun, le pape Léon XIV a exhorté mercredi 15 avril les autorités camerounaises à « oser faire un examen de conscience » et à « briser les chaînes de la corruption ».
« La transparence dans la gestion des ressources publiques et le respect de l’État de droit sont essentiels pour rétablir la confiance. Il est temps d’oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux », a-t-il lancé en français lors de son premier discours devant les autorités et le corps diplomatique à Yaoundé.
Il s’agit de la deuxième étape de sa tournée africaine, durant laquelle il se rendra notamment dans la partie anglophone, sous tension, pour délivrer un message de paix.
Il a atterri peu avant 14 h GMT à l’aéroport de Yaoundé en provenance d’Algérie, où son début de tournée a été en partie éclipsé par un double attentat suicide à une quarantaine de kilomètres d’Alger, où il se trouvait, et une diatribe du président des États-Unis, Donald Trump, à son encontre, suivie dans la nuit par des déclarations de son vice-président, JD Vance.
Accueilli dans une ambiance survoltée à Yaoundé, Léon XIV, encadré par un convoi de sécurité, a béni, depuis une voiture au toit ouvrant, les milliers de fidèles massés le long des routes de l’aéroport, qui l’ont accueilli avec des chants et des percussions, agitant des drapeaux du pays et du Vatican sous un soleil de plomb.
« Ça fait tellement de bien que le pape vienne nous voir, car il y a tellement de problèmes dans ce pays », a confié Hélène Ebogo, 19 ans, qui a attendu le souverain pontife à l’aéroport.
France 24

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