En mission en République de Guinée, la délégation de Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), conduite par son Directeur général, Melchior Athanase J. C. Aïssi, a été reçue en audience par la ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaïté Sall, puis par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Bah Oury. Cette série de rencontres s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération sanitaire entre la CEDEAO et la Guinée.

Au cours des échanges, le Directeur général de l’OOAS a salué les efforts consentis par les autorités guinéennes dans la gestion des urgences sanitaires passées, notamment en matière de riposte et de résilience du système de santé. Il a, à cette occasion, réaffirmé l’engagement de l’institution régionale à poursuivre son appui technique et financier en faveur du pays.
La mission du DG de l’OOAS en Guinée vise également à superviser un atelier national de renforcement des capacités des acteurs du secteur sanitaire. En marge de cette activité, un plaidoyer de haut niveau a été mené autour de plusieurs priorités stratégiques pour la sous-région.
Des priorités stratégiques au cœur des échanges
Parmi les axes majeurs abordés figure la feuille de route régionale pour l’accès au vaccin contre la fièvre de Lassa. Lancée en février 2026 par l’OOAS, cette initiative vise à accélérer l’intégration des pays membres, dont la Guinée, dans une dynamique concertée de prévention et de riposte face à cette maladie émergente.
Autre point central : la promotion de l’approche « Une Seule Santé » (One Health), qui encourage une collaboration étroite entre les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale. Cette approche intégrée apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel pour anticiper et mieux gérer les crises sanitaires à l’interface homme-animal-environnement.
À travers cette visite, l’OOAS réaffirme son rôle de coordination régionale et son engagement à accompagner les États membres dans la mise en œuvre de politiques de santé efficaces, inclusives et résilientes. Pour la Guinée, cette dynamique de coopération constitue une opportunité supplémentaire de consolider ses acquis et de renforcer son système de santé face aux défis actuels et futurs.
V.F

