Finale Maroc-Sénégal  : Le titre du Sénégal toujours sous le poids des rapports officiels

Bien que le Sénégal ait soulevé le trophée sur la pelouse, le dénouement de cette Coupe d’Afrique reste entouré d’un flou administratif. La Confédération Africaine de Football (CAF) n’a pas encore définitivement entériné le résultat, alors que le Maroc conteste vigoureusement le déroulement des événements.

De nouveaux éléments viennent aujourd’hui nuancer la lecture initiale des faits sur la finale Maroc-Sénégal le 18 janvier dernier.
Le journal espagnole As révèle que certains incidents logistiques, présentés comme des défaillances de l’organisation, pourraient avoir été orchestrés ou accentués par la délégation sénégalaise. Sur le plan logistique et transports, la fédération sénégalaise aurait ignoré les recommandations de la CAF et des autorités marocaines concernant les itinéraires sécurisés à Rabat. Ce choix est perçu par certains observateurs comme une volonté de se placer en position de « victimes » d’une organisation défaillante afin de faire pression sur le climat du match.
*La polémique de l’hébergement*

Le Sénégal a refusé son séjour au Complexe Mohammed VI pointant du doigt des risques d’espionnage. Un argument balayé par d’autres nations, comme le Cameroun, qui ont séjourné dans ces mêmes infrastructures de haut niveau sans aucun grief.

*Le chaos de la 97e minute*

Le match a basculé dans l’irréel lors des arrêts de jeu, suite à un penalty contesté.
Une grande partie de l’effectif sénégalais a regagné les vestiaires, certains joueurs lançant même des vidéos en direct sur les réseaux sociaux au lieu de rester sur l’aire de jeu. Ce début d’abandon de match pose un problème réglementaire majeur et serait prémédité selon le canard espagnole.
Des rapports confidentiels suggèrent que, pour éviter une annulation pure et simple de la rencontre durant les 30 minutes d’interruption, des consignes auraient été données à l’arbitre pour ne pas sanctionner les joueurs sénégalais. Cette « clémence » diplomatique visait à terminer le match à tout prix, au mépris des règles de discipline habituelles.

Un titre en suspens

La situation reste bloquée sur le plan juridique. Si le Maroc reconnaît des manquements (notamment le comportement des ramasseurs de balles), il refuse que la responsabilité des incidents soit unilatérale.

Par Christ Agossou

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