Laetudiants-medecine-benin-talon-suspension-mouvement tension retombe progressivement dans le secteur sanitaire béninois. Les étudiants en médecine ont décidé de suspendre leur mouvement de protestation à partir de ce mardi 17 mars 2026, au lendemain de leur rencontre avec le chef de l’État, Patrice Talon.
Cette décision marque un tournant après plusieurs jours de mobilisation. À l’origine de leur mouvement, les étudiants dénonçaient un flou juridique autour de leur statut dans les structures hospitalières, notamment en ce qui concerne leurs droits, leurs responsabilités et les conditions de leur encadrement en stage..Face à ces préoccupations, le président de la République a ouvert le dialogue. Lors des échanges, il a prêté une oreille attentive aux différentes doléances, tout en réaffirmant un principe essentiel : le respect de la loi s’impose à tous, sans exception. Une position qui se veut à la fois ferme sur les principes et ouverte à la prise en compte des difficultés soulevées. La crise trouve son origine dans une affaire judiciaire récente qui a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique et du corps médical. Une gynécologue et deux médecins en spécialisation ont été condamnés à une peine de prison après le décès d’une patiente à la suite d’une césarienne. En réaction, les étudiants avaient suspendu leurs stages hospitaliers, paralysant en partie certaines activités dans les centres de santé. Dans la foulée, le décanat de la Faculté des sciences de la santé avait appelé à la responsabilité, insistant sur le caractère indispensable des stages dans le cursus des futurs médecins. Avec la suspension du mouvement, un retour progressif à la normale s’annonce dans les hôpitaux. Cette désescalade, obtenue par le dialogue, laisse entrevoir une sortie de crise, même si les attentes des étudiants restent désormais tournées vers des mesures concrètes des autorités
VIctorin FASSINOU

