Le 04 novembre 2026 à Rabat, le Souverain a réuni les principaux responsables civils et militaires pour organiser le retrait de la mission onusienne, garantir la sécurité des provinces du Sud et poursuivre les grands projets de développement et d’ouverture africaine.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, ce mardi au Palais Royal de Rabat, une séance de travail consacrée à l’étape suivant la fin des tâches de la mission des Nations Unies, dont le mandat n’a pas été reconduit par le Conseil de sécurité le 30 octobre 2026.Participaient à cette réunion la Cheffe du gouvernement, Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, le Conseiller royal, M. Fouad Ali El Himma, le ministre de l’Intérieur, M. Abdelouafi Laftit, et le Général de Corps d’Armée Mohammed Berrid, Inspecteur Général des FAR et Commandant la Zone Sud.Selon le Cabinet Royal, le Souverain a rappelé les priorités définies le 30 octobre : respect strict de l’intégrité territoriale, préservation de la sécurité nationale et quiétude des citoyens, en particulier dans les provinces du Sud. Il a ordonné leur mise en œuvre ferme et vigilante, chacun selon ses compétences, pour consolider le consensus national et assurer la continuité du développement de ces provinces.Le Royaume a réaffirmé son attachement au cessez-le-feu, un engagement qui demeure inchangé malgré la fin du mandat onusien. Le communiqué estime que la mission n’a pas pu, à plusieurs reprises, surveiller son respect ni tirer les conséquences de sa violation, et que le contexte de sa création a été dépassé par les faits et les positions internationales.
Pour accompagner cette transition dans un esprit de responsabilité et de coopération avec l’ONU, le Roi a confié au « Bureau de coordination avec la Minurso », relevant du ministère de l’Intérieur, la coordination de l’opération de liquidation et de retrait, afin d’en garantir un déroulement fluide et ordonné.Le communiqué évoque également les pays amis et frères qui reconnaissent la souveraineté marocaine et considèrent l’autonomie comme la seule solution politique à ce conflit. Cette position se traduit concrètement par l’ouverture de 22 consulats généraux africains à Laâyoune et à Dakhla.À Laâyoune : Burundi, Comores, Côte d’Ivoire, Eswatini, Gabon, Malawi, République centrafricaine, São Tomé-et-Príncipe et Zambie.À Dakhla : Burkina Faso, Cap-Vert, Djibouti, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Liberia, RDC, Sénégal, Sierra Leone, Tchad et Togo.Au-delà de leur portée politique, ces représentations assurent des services consulaires et accompagnent les relations économiques, commerciales et universitaires, comme cela a été souligné lors de l’ouverture du consulat de la RDC.La poursuite des projets structurants s’appuie aussi sur le corridor routier passant par Guerguerat et la Mauritanie, qui relie le Maroc aux marchés ouest-africains et facilite les échanges commerciaux et la circulation des personnes entre le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest.Elle s’inscrit enfin dans l’Initiative Atlantique lancée en 2023, qui vise à faciliter l’accès des pays sahéliens enclavés aux infrastructures portuaires marocaines. Le port Dakhla Atlantique en est l’illustration, en faisant des provinces du Sud une plateforme tournée vers l’Afrique atlantique et sahélienne.Le Souverain a conclu en rappelant le respect par le Royaume de ses engagements internationaux et sa doctrine fondée sur le maintien de la paix, tout en préservant sa souveraineté.
J.F

