Protection sociale des travailleurs domestiques : Le SYNEMB-CSA-Bénin s’engage La CNSS et les droits sociaux au cœur de la sensibilisation

La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin), avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a renforcé les capacités des travailleurs domestiques sur leurs droits et les mécanismes de protection sociale. Réunis dimanche 27 septembre 2026 à la Bourse du Travail de Cotonou, les membres du Syndicat national des employés de maisons et de restaurants du Bénin (SYNEMB) ont été sensibilisés notamment sur l’importance de leur déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Les travailleurs domestiques sont souvent confrontés à la méconnaissance de leurs droits et aux difficultés liées à la formalisation de leur emploi. Pour contribuer à améliorer cette situation, la CSA-Bénin, avec l’appui de l’OIT, a organisé une séance de formation à l’intention des membres du SYNEMB. La rencontre a permis aux participants de mieux comprendre leurs droits et devoirs, mais aussi les mécanismes leur permettant d’accéder à la protection sociale. Au cœur des échanges : la déclaration à la CNSS, les prestations sociales et les démarches à entreprendre auprès des employeurs.

À l’ouverture des travaux, le secrétaire général de la CSA-Bénin, Anselme Amoussou, a rappelé aux participants leurs devoirs et responsabilités en tant que travailleurs. Il a également réaffirmé l’engagement de la centrale syndicale aux côtés de l’OIT pour la promotion et le respect des droits des travailleurs. Anselme Amoussou a invité les travailleurs domestiques à mieux connaître leurs droits et à les revendiquer dans le respect des dispositions légales. Secrétaire général du SYNEMB, Bienvenu Djinou a souligné l’importance de cette séance de renforcement des capacités pour les membres du syndicat. Il estime que l’une des difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs domestiques reste la méconnaissance de leurs droits et devoirs. « Cette rencontre a permis d’expliquer à nos membres leurs droits et devoirs, parce qu’il y a des gens qui travaillent et qui ne connaissent pas leurs droits et devoirs et qui ne sont pas déclarés », a-t-il fait savoir. Membre du SYNEMB, Edith Codjo a, pour sa part, estimé que la formation a permis de doter les participants de connaissances pratiques. Désormais, selon elle, les travailleurs savent davantage quelles démarches entreprendre pour être déclarés et faire entendre leurs droits auprès de leurs employeurs. « Cette rencontre a outillé tous les participants. Désormais, ils savent ce qu’il faut faire pour être déclarés, faire entendre leurs droits, savoir ce qu’il faut faire quand ils vont quitter ici, le chemin qu’il faut prendre avec leur patron ou leurs employeurs pour pouvoir réclamer leurs droits en cas de besoin », a-t-elle expliqué. Chez les participants, la satisfaction est également perceptible. Hounkponou Nicolas a salué une initiative qui lui a permis de découvrir davantage ses droits. « Ça a été bon. J’aimerais que ça continue comme ça, parce que nous, les travailleurs de maison, nous ne savions pas particulièrement que nous avions des droits. Je ne savais pas que si on travaille, nous avons quelque chose, des droits que nous allons avoir après », a-t-il témoigné. « Aujourd’hui, je suis fier. Je suis fier parce que ce que j’ai entendu ici aujourd’hui m’a beaucoup honoré. Mais je veux que ça continue comme ça », a-t-il poursuivi. Hounkponou Nicolas a enfin salué l’implication des différentes organisations ayant contribué à la tenue de la rencontre. « Par là, je salue l’Organisation internationale du Travail, la CSA-Bénin et le SYNEMB. C’est eux qui ont fait aujourd’hui que nous sommes ici et qu’on a compris certaines choses. Et je suis fier de ce qu’on a fait aujourd’hui », a-t-il déclaré. Travailleuse domestique, Mariam Dohou a elle aussi exprimé sa satisfaction au terme de la formation. Elle souhaite que les actions de sensibilisation se poursuivent afin de permettre aux travailleuses domestiques de mieux connaître leurs droits. « C’est simplement vraiment satisfaisant. On veut que ça continue. Comme ça, nous, les mamans qui travaillent dans les maisons, on doit être satisfaites aussi de nos droits », a-t-elle déclaré. « Avant, on ne savait pas qu’on avait des droits à déclarer. Maintenant, aujourd’hui, avec cette activité, on nous a expliqué beaucoup de choses. On nous a satisfaites par rapport à ça », a-t-elle ajouté. « Donc, on veut que ça continue. Et merci à l’Organisation internationale du Travail, à la CSA-Bénin et au SYNEMB », a conclu Mariam Dohou.À travers cette activité, la CSA-Bénin et le SYNEMB entendent contribuer à une meilleure connaissance des droits des travailleurs domestiques et des mécanismes de protection sociale. La déclaration à la CNSS constitue notamment un enjeu important pour ces travailleurs, afin de favoriser une relation de travail davantage formalisée et un meilleur accès aux prestations sociales.

Victorin Fassinou

 

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